Cours d’appel de Rennes le 29 Février 2012

29 février 2012 par Jeep Pas de commentaires »

La Médecine Générale est la spécialité indispensable pour que l’accès aux soins pour tous soit préservé avec la meilleure efficience.

Par des «actions CS» à la suite du mouvement initié  par  un groupe de Médecins Généralistes de la Drôme, les Médecins Généralistes bretons ont  manifesté leur colère depuis l’année 2010 en lien avec des  Médecins Généralistes d’autres régions.


Le début des actions CS au TASS de Vannes datent de 2010, celle du docteur Éric MENER date de Mars 2010 et celle du docteur Elisabeth HINGANT du 29 Novembre 2010.
Le Docteur Éric MENER a d’abord gagné, la CPAM a fait appel. Il vient d’être débouté en début d’année 2012 à la cour d’appel de Rennes.
Le Docteur Elisabeth HINGANT a perdu au TASS de Vannes.  Maître Carole YOUNES, avocate pour MG France, vient la défendre à la cours d’appel de Rennes ce Mercredi 29 Février à 14h15. Le Docteur HINGANT ne regrette pas son choix  de  faire de la Médecine Générale. Pourtant, du fait de ses diplômes, le Docteur HINGANT aurait pu choisir d’être qualifiée   spécialiste  en  Gériatrie et coter ainsi depuis longtemps en CS.
Nous espérons encore gagner. En effet, depuis le jugement en appel du Dr MENER, le cas du Dr BARBERET à Besançon, et le jugement très récent  de GAP nous redonnent confiance. Pour la Bretagne, les actions CS se terminent avec ce passage en cours d’appel de Rennes le 29 Février 2012.

A la suite de ce mouvement de colère, les avancées existent déjà pour nous, Médecins Généralistes

1-En effet, depuis le 23 Décembre 2010, le CS est accepté au remboursement par l’UNCAM pour les spécialistes de Médecine Générale qualifiés par l’ordre des médecins.
2- La rémunération des spécialistes se met progressivement en place, Le C2 sera acquis le 22 mars pour les Généralistes qualifiés.

Non, ce combat n’était pas un coup de pub en vue d’une élection professionnelle comme le laissait entendre le directeur de la CPAM, Monsieur AZGAG. C’était bien la participation symbolique des médecins  généralistes bretons à ce grand mouvement collectif pour la médecine générale.

Ceci a permis à de nombreux usagers bretons de prendre conscience de l’attitude de la CPAM de Vannes à l’égard des Médecins Généralistes. Pour rappel quelques exemples emblématiques de l’attitude de la CPAM du Morbihan rapportés dans la presse vannetaise :

1-    la sous directrice de la CPAM et le Président de la CPAM de Vannes ont menacé les Médecins Généralistes participant aux actions CS d’être envoyés devant la commission des pénalités, cette commission crée par la loi du 13 Août 2004  (cf en PJ le Ouest France et Télégramme du 22 Mai 2010).
2- contrairement au régime RSI, les patients ont été pris en otage par  la CPAM du Morbihan qui refusait l’intégralité de leur remboursement en cas de cotation CS.
3- L’avocat de la CPAM de Vannes, choisit par son directeur,  considérait il y a encore peu de temps que cette action CS nationale était « du teasing revendicatif  » (cf télégramme du 30 Novembre 2010). N’est-ce pas de la diffamation ? Il demandait par ailleurs 3000 euros de dommage pour la caisse de Vannes.


La prise de conscience des usagers de l’importance de l’action CS pour que la Médecine Générale puisse exister, se traduit par la présence ce Mercredi 29 Février 2012 à la cour d’appel de Rennes de Monsieur Daël, Président du CISS pour la région Bretagne et Président de la commission spécialisée «droit des usagers de la conférence nationale de santé». Nous savons que Monsieur Daël est là non pas pour défendre  une revendication corporatiste, mais pour défendre la Médecine Générale et  donc l’accès aux soins.

La Médecine Générale est une  spécialité qui  gagne progressivement  sa reconnaissance en France, par  un combat long et déterminé. Il reste du chemin à parcourir.

De Janvier 2002 à Septembre 2004 la modification du code de l’éducation a permis la création de la spécialité « Médecine Générale ».

A partir de  Mars 2004 les commissions de qualification sont  crées. Le Conseil National de l’ordre des Médecins a reconnu rapidement le bien fondé de la démarche et a soutenu activement la reconnaissance de cette spécialité en mettant en place les commissions de qualification au niveau départemental.

La filière universitaire de la Médecine Générale tarde à se développer malgré l’action de  Médecins Généralistes combattifs et déterminés. Comment les jeunes peuvent-ils avoir envie de se projeter dans cette filière s’il faut toujours se battre contrairement aux autres spécialités :  Se battre pour  la création des postes de chefs de cliniques en nombre suffisants, se battre pour  la création des postes de  Maître de conférence universitaire associés, se battre pour la création  de postes  de Professeurs  associés avant de se battre pour  devenir titulaires…

La difficulté  pour obtenir la reconnaissance de la Médecine Générale est une triste particularité française. Nos différentes mobilisations finiront malgré les nombreux obstacles rencontrés, par donner à la Médecine Générale la place centrale qui doit être la sienne dans un système de santé organisé pour tous.

Docteur Eric Mener

Médecin Généraliste en zone rurale

Maitre de Stage des Universités

Chargé d’Enseignement à la Faculté de Rennes.

Docteur Elisabeth HINGANT

Médecin Généraliste en zone urbaine

Elue URPS

Elue Conseil de l’ordre des Médecins

Présidente MG 56

Maître de Stage des Universités

Et joyeux Noël quand même…

26 décembre 2011 par Jeep Pas de commentaires »

La convention entre les Médecins et l’Assurance Maladie est signée (certes, mais…)

13 septembre 2011 par Jeep Pas de commentaires »

L’Assemblée Générale de MG France a ratifié le 3 Septembre 2011 la signature de son Président.

Cependant le malaise de la profession persiste.

Nos négociateurs ont su éviter une convention où le rôle du Médecin Traitant aurait été complètement marginalisé, où le libéralisme le plus effréné se serait installé, où l’accès aux soins primaires aurait été mis en danger et où l’ASV aurait été supprimé, comme le prônaient certains  syndicats  au printemps.

La convention jette les bases d’une rémunération en rapport avec la fonction de  Médecin Traitant comme nous le demandions, mais cette rémunération est si modeste que rien ne va changer en pratique dans notre quotidien.

Un secrétariat restera souvent inaccessible à de nombreux Médecins Généralistes.

En Bretagne, nous trouvons particulièrement inadmissible que cette convention ouvre la porte à une rémunération ne se limitant plus à l’obligation de moyens mais qui sera basée sur l’obligation de résultats. L’objectif de normalisation est contraire à notre déontologie de médecins et dangereux pour la population puisqu’il aboutit, on le sait, à exclure les plus fragiles en sélectionnant les plus aptes à modifier leurs comportements.

Considérer cette nouvelle rémunération comme un début de forfait est une erreur; en réalité ce   n’est qu’une prime sur objectif. C’est un changement complet du paradigme sur lequel se base toute la jurisprudence médico-légale.

Quant aux items choisis, ils font très peu de cas de l’état des connaissances validées par les sources scientifiques indépendantes, et paraissent participer plutôt de la mythification du concept de prévention.

Par ailleurs, comment prétendre vouloir favoriser l’accès aux soins sans impliquer les mutuelles dans le Tiers-Payant coordonné pour la médecine de premier recours ? Les pouvoirs publics souhaiteraient-ils freiner la consommation des actes de médecine générale, les moins onéreux et les plus rentables, et laisser filer les plus grosses dépenses ?

Tout cela conduit MG Bretagne à faire le constat de MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE !

Nous comptons bien, par notre implication dans les commissions paritaires avec l’Assurance Maladie, obtenir que le suivi des critères P4P (c’est-à-dire du CAPI conventionnel) se fasse de manière sérieuse et éviter que les Médecins Généralistes ne soient lésés.

Nous savons aussi qu’il nous faut maintenir auprès des pouvoirs publics une pression des Médecins Généralistes, comme celle qui nous a permis d’obtenir le CS à 23 € et qui nous a permis d’éviter que la convention ne soit faite à notre détriment par les syndicats ultra-libéraux.

Le sort de la Médecine Générale reste incertain, les choix politiques d’envergure qu’il faudrait faire pour revaloriser réellement les soins de proximité n’ont pas été faits alors que toutes les analyses montrent que l’investissement dans les soins primaires entraîne une économie massive sur les dépenses de santé : les MG sont habitués à faire beaucoup avec peu de moyens, avec des moyens nous saurions faire presque tout !

Nous avons besoin de votre soutien dans ce combat politique noble qui doit permettre aux Médecins Généralistes d’exercer dignement dans des conditions adaptées aux besoins de la population et à tous nos patients, à commencer par les plus humbles, de recevoir des soins de proximité et de qualité.

Rejoignez-nous, construisons l’avenir de notre métier ensemble !

Adhérez à MG Bretagne qui n’a qu’un but : défendre les MG et l’accès aux soins pour TOUS  les malades.

Texte écrit par Alain BERTHIER,Jean Pierre LAGUENS, Yvon Le FLOHIC,Eric MENER,Elisabeth HINGANT

la génération montante met le doigt là où çà fait mal…

18 août 2011 par Jeep Pas de commentaires »

(Ce qui suit est un résumé de la thèse de notre désormais confrère Louis A. Delarue)
Introduction :  Les  Recommandations  pour  la  Pratique  Clinique  émises  par  les
autorités  sanitaires  françaises  jouissent  d’une  certaine  respectabilité  dans  le  monde
scientifique. Mais sont-elles élaborées sous l’influence du lobby pharmaceutique ?
Partie  I :  Les  Recommandations  pour  la  Pratique  Clinique,  ou  guides  de  pratique
clinique,  sont  une  référence  pour  les  soignants,  l’Assurance  Maladie  et  l’expertise
judiciaire. Quatre  guides  de  pratique  clinique  ont  été  soumis  à  l’examen  critique  des
connaissances  médicales.  Ils  traitent  de  médicaments  controversés  (anti-Alzheimer,
glitazones, coxibs) et indiqués pour des maladies fréquentes et graves.
Il  ressort de notre analyse qu’aucun de ces guides n’est conforme aux données de  la
science. Les experts en charge des recommandations occultent des études et mettent
en  avant  des  arguments  peu  dignes  d’un  débat  scientifique  honnête.  In  fine,  ils
privilégient  des  molécules  très  coûteuses,  avec  une  balance  bénéfices-risques
nettement défavorable. L’impartialité de l’expertise pose question.
Partie  II :  Les  scandales  médicamenteux  ont  révélé  l’ampleur  de  l’emprise  des
industriels  du médicament  sur  le monde  de  la  santé.  Un  des  piliers  stratégiques  du
lobbying est de  tisser des  liens avec des experts  leaders d’opinion, véritables cibles et
outils  promotionnels  des  firmes.  Les  autorités  sanitaires  ont  donc  l’obligation  de  se
prémunir des situations de conflits d’intérêts des experts qui y travaillent.
L’examen  des  déclarations  publiques  d’intérêts  des  experts  en  charge  des  quatre
recommandations  étudiées  révèlent  que  transparence  et  indépendance  sont  loin  de
constituer la règle éthique qui doit prévaloir au sein de tout organisme public en charge
de la santé des citoyens.
La  littérature  internationale nous apprend qu’entretenir des  intérêts communs avec  les
firmes biaise  le  jugement  scientifique. Les quatre  recommandations étudiées dans  ce
travail de thèse ne font pas exception à cette règle.
Conclusion :  En  France,  des  recommandations  médicales  sont  clairement  sous
influence. Les  instances dirigeantes de ce pays ont  le devoir d’imposer une  législation
plus dure en matière d’indépendance de l’expertise sanitaire publique.

pour lire cette thèse in extenso:

lire ICI

Mots  clés :  Recommandations  pour  la  Pratique  Clinique,  Autorités  sanitaires,  Lobby
pharmaceutique, Expertise, Conflits d’intérêts, Indépendance

AU BOUT DE 2 MOIS DE NEGOCIATION CONVENTIONNELLE LA MEDECINE GENERALE TOUJOURS DANS UN ETAT PREOCCUPANT !

16 juillet 2011 par Jeep Pas de commentaires »

Depuis plusieurs années, les citoyens de notre pays savent que la Médecine Générale n’a plus les moyens d’assumer les missions qu’ils  doivent en attendre dans un système de soins évolué.

A plusieurs reprises ces derniers mois le Président de la République a dit sa volonté de préserver une Médecine Générale de qualité accessible facilement pour tous.

Syndicats de médecins et Assurance maladie négocient depuis plusieurs semaines la future Convention, guide majeur pour les 5 ans à venir.

A ce jour les projets présentés par l’Assurance Maladie ne répondent pas aux légitimes attentes des patients ni aux ambitions affichées du chef de l’Etat.  Ce sont pour l’essentiel des copiés collés de la désastreuse Convention de 2005 qui est venue aggraver la désaffection pour la Médecine Générale et donc le manque de généralistes.

Nous sommes à la croisée des chemins. Le sauvetage de la première spécialité médicale, qui chaque jour au plus près des patients assure l’essentiel des  consultations et des suivis,  passe par :

-   un acte politique fort qui organise enfin la fonction « médecin traitant » définie par la loi et prenne acte du fait que plus de 95% de nos concitoyens ont choisi leur généraliste comme médecin traitant. La rémunération  du généraliste doit se moderniser et ouvrir enfin les perspectives d’un financement serein des cabinets de médecine générale. A coté de la rémunération à l’acte, le forfait médecin traitant pour tous les patients doit devenir un outil d’organisation essentiel de la profession,

-   un plan d’investissement sur la médecine générale pour les 5 années de la future convention permettant de rattraper le différentiel de rémunération entre médecine générale et autres spécialités, conséquence de la convention de 2005. Ce plan doit être à la hauteur des missions qui sont confiées aux généralistes.

A ce jour,  force est de constater que le compte n’y est pas dans les propositions du directeur de l’UNCAM. Il est maintenant indispensable que les arbitrages politiques permettent à ce dernier de faire évoluer le texte dans un sens positif, faute de quoi MG France ne pourra pas apposer sa signature.

Au printemps 2010 MGFrance a prouvé ses capacités à mobiliser les médecins généralistes lors de journées d’action avec fermeture de cabinets. Ces actions avaient aidé le pays à se saisir de la problématique.

Aux récentes élections professionnelles MGFrance a confirmé et progressé dans sa représentativité des médecins généralistes de Bretagne

Cette négociation est celle de la dernière chance pour la médecine générale : si aucune proposition acceptable n’est présentée d’ici le 20 juillet, date de la dernière séance de négociation, les actions sur le terrain reprendront dès l’automne. Plusieurs de nos fédérations régionales sont d’ore et déjà en étroite concertation,  et compte tenu de la gravité de la situation ne s’interdiront tout au long du dernier trimestre aucun moyen d’action.

« La médecine générale ne disparaitra pas dans le silence ! »

Nous appelons les autres fédérations régionales de MGFrance à entrer dans cette mobilisation.

Quand une association de médecins américains prône la décroissance…

7 juin 2011 par Jeep Pas de commentaires »

… dans les examens:

Alors que, aussi bien du côté de la Sécu que des assurances privées, la mode est à « mettre en vitrine » les bilans et autres check-up qu’ ils proposent, il est raffraîchissant de voir qu’ au pays du « toujours plus technologique » un certain nombre de nos confrères commencent à mettre le holà, ainsi que le rapporte notre souvent bien informé confrère J-C. Grange*:

« Une association américaine de médecins, la NPA (National Physicians Alliance), dont vous trouverez ICI le site, fait des propositions pour réduire 5 activités médicales. La NPA refuse toute contribution émanant d’industriels du médicament ou de fabricants de matériel.

(..), la NPA fait 5 propositions :

•Ne pas proposer d’imagerie dans les 6 premières semaines suivant la survenue de lombalgies à moins que des critères de gravité ne soient présents.

•Ne pas prescrire de façon systématique des antibiotiques pour une sinusite d’intensité légère à modérée, à moins que les symptômes — qui doivent inclure des sécrétions nasales purulentes et des douleurs maxillaires, ou une sensibilité faciale ou dentaire à la percussion — ne durent depuis 7 jours ou que les symptômes s’aggravent après une amélioration clinique initiale.

•Ne pas prescrire chaque année un ECG ou examen cardiovasculaire de dépistage chez des patients asymptomatiques à faible risque.

•Ne pas prescrire de frottis vaginal chez des femmes de moins de 21 ans ou chez des femmes ayant subi une hystérectomie liés à une affection bénigne.

•Ne pas prescrire d’ostéodensitométrie chez des femmes de moins de 65 ans ou des hommes de moins de 70 ans sans facteurs de risque

On le voit, la NPA n’est pas une organisation révolutionnaire.

Elle avance à (tout petits) pas « 

Et on pourrait ajouter, en fonction de ce que nous apprennent les sources indépendantes comme Prescrire que, par exemple, la pertinence d’ examens comme l’ ostéotomodensitométrie même après 65 ans chez une femme en prévention primaire (autrement dit sans « première fracture anormale ») n’ a pas prouvé qu’ elle servait à quoi que ce soit d’ autre que de générer éventuellement des angoisses injustifiées.

Mais c’ est un début et tellement rafraîchissant au pays du « more ».

OK , nous sommes en France, mais nous avons tellement été jusqu’ ici fascinés et suiveurs du modèle états-unien…y compris quand nos interlocuteurs, avec une grande maladresse, ont essayé de traduire P4P** par CAPI

So long , boys…

Jeep

*: http://docteurdu16.blogspot.com/

**P4P= « pay for performance » autrement dit rémunérer pour accomplir


En quoi l’ abrogation d’ une recommandation HAS par le Conseil d’ Etat est-telle importante pour nous?

1 mai 2011 par Jeep Pas de commentaires »

Le poids financier des dépenses de prescriptions médicamenteuses est un des gros volets sur lesquels on pourrait peut-être se donner des marges financières pour les améliorations à apporter à notre métier, sans pour autant faire déraper le sacro-saint ONDAM..

Or, on a beau dire que nous sommes libres et responsables de nos prescriptions, il est toujours délicat pour le généraliste d’ aller contre les préconisations du spécialiste dans sa propre spécialité (qu’ il est censé connaitre mieux, sans quoi on ne voit pas à quoi il servirait, ce que toute madame Michu a tendance à penser, hé?).

Ce n’ est déjà pas simple comme çà et çà tient franchement de la gageure quand  il y a des « recommandations » d’ un organisme officiel, en l’ occurrence la Haute Autorité de Santé (HAS).

C ‘est pour cela qu’ il est à notre avis à noter que deux de ces recommandations récentes (portant sur les traitements de la maladie d’ Alzheimer et la prise en charge du diabète type II) ont fait l’ objet d’ une action en Conseil d’ Etat d’ un groupe de médecins, de pharmaciens et de patients dont ce qui les anime est la recherche d’ indépendance vis à vis des « liens d’ intêrets » dans le domaine de l’ information médicale, l’ association FORMINDEP.
Et le Conseil d’ Etat a considéré que les « experts » qui avaient établi les recommandations en question avaient par trop négligé de déclarer leurs liens d’ intêrets, et que ceux qui étaient connus étaient par trop prégnants.
Et pour cette raison abrogé lesdites recommandations.
Non seulement, bien sûr, c’ est un petit pas dans le sens de récupérer des marges de manœuvre financières, mais surtout, bien sûr, çà met un peu de baume au cour de tous ceux, ici, qui pensent qu’ on peut faire son métier indépendamment des pressions des « lobbies ».
C’ est très bien !
Jeep

l’URPS / Bretagne: l’heure du choix politique pour les prochaines années…

20 avril 2011 par Jeep Pas de commentaires »

Point de situation à l’heure  où nous recevons le matériel de vote:

Les précédentes élections  ont été annulées, c’ est  une opportunité.

Les confrères  de base, se détournent  parfois des syndicats et de l’ARS.

C’est terrible, mais compréhensible quand on voit   l’accueil des jeunes à la négociation conventionnelle ou L’ARS  choisir  ses interlocuteurs comme  elle  le désire : ceux qui ont participé aux IPC,  aux conférences de territoires, à la future  semaine européenne  de vaccination ne vous diront pas le contraire .

On  reconnaît  les syndicats mais on ne s’en embarrasse  pas. ( l’ amendement Vasselle, c’était déjà cela)

Après le départ de Régi , la ligne de la  FMF   sera peut- être plus  lisible.
Le BLOC a  des  objectifs communs  avec les nôtres.

La CSMF Bretonne désire  des  alliances en région différentes  de celles de son national.

Il est donc difficile  de nouer des partenariats avec celle-ci.

Le SML est trop hétéroclite.

MG Bretagne  s’est organisée avec une  représentation régionale pour que le terrain soit mieux appréhendé

Avec Laurent Bourges  et Christian Corre  , nous faisons vivre la région .
Nous  sommes unis et  nous avons tous besoin de pouvoir travailler en  confiance .

MG Bretagne, aujourd’hui,comme depuis Décembre 2009  est en phase avec MGF national.
C’est ainsi qu’avance la réorganisation de notre métier.

Mais surtout, nous voulons que Les médecins puissent  avoir les moyens d’exercer leur métier ou de prendre paisiblement leur retraite.

Nous faisons confiance à Claude Leicher  pour nous représenter.

N’oubliez pas de voter, maintenant vous pouvez  vous faire entendre!
Elisabeth HINGANT
Déléguée Régionale Bretagne pour MGF

Pourquoi plusieurs syndicats?

19 avril 2011 par Jeep Pas de commentaires »

Ah qu’ il est tentant de penser que nous serions plus forts si nous étions unis, si nous ne ne donnions pas l’ impression de passer tant de temps à nous battre entre-gens-qui-après-tout-faisons-le-même-métier, si les querelles d’ ego ne paraissaient parfois  plus importantes que le reste.

Le problème, c’ est qu’ un syndicat est là pour défendre des intérêts professionnels, et que ces intérêts se matérialisent, se cristallisent en questions pratiques sur lesquelles nous avons très légitimement le droit d’ avoir, les uns et les autres, des avis différents.

Ou, autre façon de dire la même chose, c’ est mieux d’ être unis pour se battre; Mais toute bagarre a un but ( à moins d’ en être resté au niveau de la cour d’ école où le but c’ est-que-c’ est-moi-que-suis-le -plus-fort- euheuh, na-na-nèreuh!).

Et si le but de la lutte n’ est pas le même, çà n’ a absolument pas de sens (Je renvoie ici aux différents penseurs de l’ action politique et /ou militaire, l’ une n’ étant que le prolongement de l’ autre comme disait Herr Von Clauzevitz ).

Alors quels sont ces pierres d’ achoppement, ces buts pratiques différents qui font les clivages syndicaux:

Le but central de notre métier, c’ est de soigner les êtres humains , quel que soit leur sexe, leur âge (ce qui différencie les spécialistes en médecine générale des pédiatres, gériatres, gynécologues), quelle que soit la partie de leur corps qui souffre (ce qui nous différencie des « spécialistes d’ organe »), et quels que soient les moyens financiers de nos patients.

Ce qui suppose donc que nous nous posions un minimum la question de « comment résoudre le problème de l’ accès aux soins de ceux qui n ‘ont pas trop les moyens »; surtout en ces temps où les revenus d’ une si grande partie de la population sont assez « justes », pour parler pudiquement.

Et déjà  ici une première pierre d’ achoppement: IL y a des médecins  qui estiment que  » c’ est pas leur problème ».

Ce n’ est pas notre conception.

Par ailleurs force nous est de constater que la différence de rémunération nette du métier de généraliste demeure nettement inférieure à celle de la plupart des spécialistes d’ organe, et donc que, sur ce point aussi, nos buts d’ action syndicale peuvent difficilement être communs.

De tout cela il ressort des choix de but comme

- Devons nous « jouer la poursuite de la convention », et donc, entre’ autres « détails », garder une partie de notre retraite financée par les caisses en contrepartie du fait que nos honoraires restent, précisément, conventionnés, c’ est à dire remboursables et donc plus accessibles au patients?

C ‘est ici la grosse question qui s’ appelle  » ASV », sur laquelle, par exemple, le syndicat FMF a une autre vision des choses (celle du SML étant disons, à géométrie variable), qui voudrait la voir disparaître et aller , de facto, vers un éclatement du système conventionnel, donnant au final le pouvoir aux assureurs privés.

- Devons nous garder un système – le paiement à l’ acte- qui , certes, valorise celui qui travaille beaucoup mais ne fait pas du tout la part

• de la qualité du travail effectué

• et surtout de tout le temps passé en « off »: Autrement dit le temps passé en rédaction de paperasse, en comptabilité, en formation, et même à être simplement là, disponible (la présence le soir, après 20h et les week-end, dans les maisons médicales de garde…est qui nous est rémunérée 50€ par 4h)?

Et donc  inclure une (plus ou moins grosse? çà peut se discuter) part de forfaitisation de notre activité? çà a déjà commencé, de fait, outre la présence dans les MMG, les ALD donnent lieu aussi à un forfait , par exemple.

Last but ont least: un des gros problèmes qui se profile à l’ horizon (et un horizon qui va en se rapprochant terriblement) , c’ est celui de ceux qui vont nous succéder, des aspirations de la génération montante qui n’ a plus l’ air d’ être très enthousiaste pour travailler de la façon dont nous avons travaillé.(et avec des arguments tout à fait recevables)

C ‘est dans cette optique qu’ il a paru logique d’ associer leurs réflexion et leur questionnements aux discussions de la convention qui ont démarré, ainsi que vous le savez.

http://www.mgfrance.org/content/view/1627/2285/

D ‘autres n’ ont pas exactement partagé cette logique

Surveillez vos boites aux lettres et…réflechissez.

Jeep

Res, non verba!

15 février 2011 par Jeep Pas de commentaires »

Vraiment ce jeudi soir, les médecins généralistes
ne peuvent qu’être en colère après l’intervention
du Président de la République sur TF1.

Encore une fois seulement des bonnes paroles face à la gravité de la situation de la médecine de premier recours en France.
Alors que la France se vide de ses médecins généralistes, le Président de la République a proposé 400 bourses de formation.
Mais le déficit dans les 15 ans à venir sera de 20.000 médecins de premier recours!
Ce ne sont pas les seules campagnes qui se vident mais le reflux a commencé sur tous les territoires.
Le Président dit également engager un chantier sur la dépendance, mais sans généraliste qui prendra médicalement en charge les patients dépendants à domicile ou en résidence ?
Les vraies solutions, le Président de la République les connaît mais feint de les ignorer : rendre une attractivité plus importante à la Médecine Générale passe avant tout par un rééquilibrage, en faveur des soins de premier recours, des sommes consacrées à la Santé dans notre pays.
En 2010, il a fallu
3 journées de mobilisation et de grève des généralistes pour arracher au Président de la République, les 23 euros, à compter du 1er janvier 2011 alors que cela leur était dû depuis plus de deux ans.
Pour que demain la France ait les médecins généralistes dont elle a besoin, pour que les généralistes aient la place qu’ils méritent dans la profession,
MG France Bretagne appelle,  
dès maintenant à une journée de grève et manifestation dans toute la région le jeudi 7 avril.
Ils appellent aussi les autres régions à rejoindre le mouvement.

Pas des paroles, Monsieur le Président, des actes

MG BRETAGNE
Parce que l’avenir du système de soins passe par la médecine générale

Pour plus d’info ===> Vos contacts Régionaux : Dr Elisabeth HINGANT
Dr Laurent BOURGES-Dr Christian CORRE
===> Le site de MG France :   www.mgfrance.org