Archive pour août 2011

la génération montante met le doigt là où çà fait mal…

18 août 2011

(Ce qui suit est un résumé de la thèse de notre désormais confrère Louis A. Delarue)
Introduction :  Les  Recommandations  pour  la  Pratique  Clinique  émises  par  les
autorités  sanitaires  françaises  jouissent  d’une  certaine  respectabilité  dans  le  monde
scientifique. Mais sont-elles élaborées sous l’influence du lobby pharmaceutique ?
Partie  I :  Les  Recommandations  pour  la  Pratique  Clinique,  ou  guides  de  pratique
clinique,  sont  une  référence  pour  les  soignants,  l’Assurance  Maladie  et  l’expertise
judiciaire. Quatre  guides  de  pratique  clinique  ont  été  soumis  à  l’examen  critique  des
connaissances  médicales.  Ils  traitent  de  médicaments  controversés  (anti-Alzheimer,
glitazones, coxibs) et indiqués pour des maladies fréquentes et graves.
Il  ressort de notre analyse qu’aucun de ces guides n’est conforme aux données de  la
science. Les experts en charge des recommandations occultent des études et mettent
en  avant  des  arguments  peu  dignes  d’un  débat  scientifique  honnête.  In  fine,  ils
privilégient  des  molécules  très  coûteuses,  avec  une  balance  bénéfices-risques
nettement défavorable. L’impartialité de l’expertise pose question.
Partie  II :  Les  scandales  médicamenteux  ont  révélé  l’ampleur  de  l’emprise  des
industriels  du médicament  sur  le monde  de  la  santé.  Un  des  piliers  stratégiques  du
lobbying est de  tisser des  liens avec des experts  leaders d’opinion, véritables cibles et
outils  promotionnels  des  firmes.  Les  autorités  sanitaires  ont  donc  l’obligation  de  se
prémunir des situations de conflits d’intérêts des experts qui y travaillent.
L’examen  des  déclarations  publiques  d’intérêts  des  experts  en  charge  des  quatre
recommandations  étudiées  révèlent  que  transparence  et  indépendance  sont  loin  de
constituer la règle éthique qui doit prévaloir au sein de tout organisme public en charge
de la santé des citoyens.
La  littérature  internationale nous apprend qu’entretenir des  intérêts communs avec  les
firmes biaise  le  jugement  scientifique. Les quatre  recommandations étudiées dans  ce
travail de thèse ne font pas exception à cette règle.
Conclusion :  En  France,  des  recommandations  médicales  sont  clairement  sous
influence. Les  instances dirigeantes de ce pays ont  le devoir d’imposer une  législation
plus dure en matière d’indépendance de l’expertise sanitaire publique.

pour lire cette thèse in extenso:

lire ICI

Mots  clés :  Recommandations  pour  la  Pratique  Clinique,  Autorités  sanitaires,  Lobby
pharmaceutique, Expertise, Conflits d’intérêts, Indépendance